Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /Juin /2008 20:13
Bonjour a tous !

Apres avoir lachement delaisse ce blog au cours des trois dernieres semaines, j'y viens une derniere fois pour vous signaler la fin de mon echange.

Mon absence etait en effet due au faible nombre d'evenements qui ont ponctue mon echange sur ce dernier mois. Avec un temps de plus en plus maussade, une saison de rugby en vacances d'hiver et des cours un peu plus intense, je n'avais pas trop l'envie de poster des messages vides de contenu.

Cette periode m'a donc permis de tisser un peu plus de liens avec les Sud-Africains et certaines personnes en echange. Cela devrait me permettre de garder contact avec eux malgre la distance.

Nous sommes egalement alle a Hermanus pour voir les baleines mais helas celles-ci, et malgre la presence d'une diziane dans la baie, se sont defilees pour nous laisser face au vide des flots.

Une apres-midi a regarder la mer tout ca pour ne voir qu'un seul "geyser" mais pas la baleine dessous !

Bref, je peux egalement vous dire que toutes mes matieres ont ete validees avec succes ici bas et que sous reserve de reussite de mon memoire, je serais donc bientot diplome d'ESCP-EAP!

Je prends l'avion demain a 20h pour atterir a Paris dimanche a 13h. Retour vers l'hexagone, Lea et toute ma famille que je me fais une joie de retrouver.

Merci de votre lecture attentive et a tres vite tant j'ai peu de doutes que nous nous croiserons rapidement.

Vous avez la bise de Cape Town, destination Paris !
Par Edwin Carpentier
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 16:33
Pour la vidéo du haka, vous pourrez la trouver en copiant ce lien :

 http://www.wat.tv/video/haka-zulu-warriors-m5jy_m5k0_.html

A bientot !
Par Edwin Carpentier
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Lundi 19 mai 2008 1 19 /05 /Mai /2008 20:05

En route pour le quatrième épisode du voyage qui nous a vu faire le tour de l’Afrique du Sud.
Nous voici donc au Drakensberg, chaîne de montagne frontalière avec le Lesotho, également classé au patrimoine mondial de l’Unesco. On sent véritablement très vite que l’homme n’a eu que très peu d’emprise sur l’endroit tant tout renvoie à la nature sauvage et à des paysages superbes. Notre camp se trouve sur les collines qui mènent à la chaîne de montagnes proprement dite. Ces montagnes, enneigées sur les sommets se dressent telles des falaises tant elle propose une façade rocheuse aux audacieux qui souhaiteraient l’escalader.

Bien loin de l’exploit sportif, nous avons joué la carte des Rainbow gorges pour notre randonné qui après une petite escalade serpente entre deux flancs de montagne le long d’une source. Superbes paysages et harmonie avec la nature dans cette nature où il n’y a aucun signe de présence humaine. Nous passons donc 4 à 5h à arpenter les sentiers assez sportifs (il faut bien le reconnaître) de cette gorge. Nous sommes finalement stopper par la rivière et les flancs de montagne qui se resserrent pour former un corridor le long duquel tout passage est impossible.
Retour donc après une pause pour s’altérer et repos dans ce cadre magnifique.

Dès le lendemain, il est hélas temps de repartir car dès 13h nous avons à rendre notre voiture de location et prendre un avion à Durban pour Port Elizabeth. Le trajet se déroule sans encombres si ce n’est le fuselage pas très rassurant de l’avion. Un réacteur un peu déformé et aucune peinture sur la coque de notre appareil n’incitent en effet pas à la confiance mais c’est finalement sur les coups de 15h que nous arrivons à P.E où un grand soleil nous souhaite la bienvenue.

Il faut savoir que Port Elizabeth a été élue quatrième ville mondiale au niveau de la qualité du climat ce qui signifie que l’ensoleillement y est très important. Ceci n’empêche hélas pas la ville d’être déchirée de part en part par le passage de la N2 (autoroute) et donc de n’offrir un visage attrayant qu’à ses touristes avec le quartier hôtelier de Humewood.

Après avoir posé nos bagages à l’hôtel, nous partons faire une ballade le long de la plage et lançons une fantastique étude, digne de Thalassa, sur le microcosme de la vie aquatique dans les puits d’eaux qui demeurent dans les rochers à marrée basse. Nous y testons la réactivité des crabes et autres poissons en y jetant des moules à moitié ouvertes. Incroyables scènes de batailles à la vie à la mort entre les protagonistes (crevettes, crabes et poissons) pour ces petits bouts de moules.

Nous poursuivons la soirée dans un restaurant fruits de mer assez agréable et finissons… au casino ! La logique veut que l’on va au casino pour perdre mais nous finissons par en ressortir avec aucune perte, ni aucun bénéfice d’ailleurs après 4h de pratique assidue du holdem poker, parent pauvre (ou riche si on parle du point de vue du casino) du texas holdem.

Dès le lendemain, départ pour Knsyna, la perle du Sud comme l’appelle les Sud-Africains tant il s’agit d’une des rares villes sud-africaines avec un vieux centre à l’européenne et une vie artistique assez développée. Cette station balnéaire s’est transformée en le lieu de villégiature préféré de nos amis Boks et les prix des villas y ressemblent toutes proportions gardées un tant soit peu à notre Côté d’Azur. Nous arborons donc la Route des Jardins que j’avais déjà parcourue lors d’un précédent voyage et c’est pourquoi les lieux cités pourront vous sembler familiers.

Pour nous y rendre nous passons par Jeffrey’s Bay, le paradis des surfeurs avec la plage SuperTube qui porte bien son nom, et StormsRiver Mouth, une micro-station balnéaire qui se trouve perdue au milieu du parc national du Tsitsikamma, forêt primaire qui se jette dans l’Océan Indien. Les paysages superbes se succèdent et le temps passe toujours à grande vitesse. Le malheur de ce voyage est encore plus que d’habitude son côté éphémère accentué par le départ proche de Lea.

Nous en profitons néanmoins pour sortir à Knysna et découvrons les attraits et beautés de cette ville européenne déposée en territoire sud-africain. Le Lush et le Sirocco sont ainsi les deux endroits que nous conseillerons aux futurs volontaires pour un départ vers l’Afrique du Sud.

Le lendemain, il s’agit déjà de notre avant-dernière journée de voyage avant notre retour au Cap. Nous profitons donc du beau temps sur le lagon de Knysna pour nous ballader et nous laissons tenter par une trotte à cheval donc vous pourrez trouver des photos ci-contre. Autant Lea est très à l’aise avec son destrier, autant le mien semble sentir mon inexpérience dans la cavalerie. Après quelques débuts hésitants, je prends néanmoins la mesure de ma monture et alors que Lea trotte loin du groupe, je reste concentré sur la moindre réaction de mon étalon. Après une heure de ballade, ma maîtrise de la bête s’est nettement améliorée, bien aidé en cela par l’attitude sympathique et c’est ainsi que nous nous félicitons de notre entente à travers un trot. Exercice dont je me souviendrais longtemps tant mon manque de coordination avec le cheval est flagrant et je ne cesse d’aller et revenir sur la selle… Lea rit, se moque et repart au galop à des vitesses bien trop rapides pour mes qualités hippiques. Quel culot !

Heureusement le calvaire prend fin et nous pouvons enfin descendre de ses bourreaux au cœur tendre. Nous poussons jusqu’à Plettenberg Bay pour boire un verre face au soleil couchant et finissons par rentrer à Knysna où nous attends le Lush pour un dîner des plus agréables.

Hélas, il est déjà temps de repartir et nous décidons de rallier le Cap par la route Nord. En effet au lieu de passer par la classique N2, nous prenons la R62 et bifurquons à travers les montagnes à hauteur de George. Les scènes à couper le souffle s’enchainent et nous arrivons rapidement à proximité d’Oudtshoorn, capitale de l’autruche. Cette charmante bourgade afrikaner est entourée de fermes d’autruches qui font vivre le commerce local.

Enfin nous poussons notre aventure plus au Nord où nous passons non sans mal la Swartberg Pass. La route, ou plutôt la piste, est en très mauvais état et nous devons croiser des véhicules dans des conditions plus que compromises mais la beauté des paysages en vaut largement la peine. Nous rejoignons donc l’autre côté de la chaîne de montagne du Karoo et tombons sur un désert semi-aride où rien ne pousse. Pas une personne, ni un véhicule à l’horizon pendant des kms et des kms. Il n’y a tout simplement personne sur une route en très bon état et cela nous permet d’expérimenter des vitesses que je n’avais encore jamais atteintes.

En fin de journée, nous rallions finalement Cape Town après être passé par les Winelands et ceci pile à l’heure pour le coucher de soleil sur la péninsule du Cap. Nous entrons donc dans la dernière partie du séjour de Lea et arrivons hélas à la fin de notre voyage de 14 jours à travers l’Afrique du Sud.
Reste alors à lui faire découvrir toute la région du Cap, mais pour moi, ce n’est plus de l’ordre de la découverte et je sens déjà la fin de son séjour en Afrique du Sud arriver à grand pas…

Je m’arrête là même s’il me reste à conter nos derniers jours.

A bientôt

Par Edwin Carpentier
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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 17:38

Avant de vous conter le troisième épisode de notre périple, un rapide retour à l’actualité.
Il s’avère que ma saison rugbystique est arrivée à son terme jeudi dernier. En effet je ne le savais pas mais à partir de maintenant les étudiants en médecine ont des examens (le rugby s’arrête) et puis après ce sera les vacances. Je vais donc rater le reste de la saison.
Néanmoins je pars sur une note accomplie et avec le sentiment du travail bien fait.

Nous étions en effet deuxièmes du classement avant notre match de jeudi et nous jouions justement… les premiers ! A domicile heureusement mais c’était le gros match. Pour mon dernier match, l’entraineur m’a titularisé à l’aile pour habituer mon successeur à l’arrière à ce poste.
J’ai donc glissé quelques mots à l’équipe avant le match (en Afrikaans svp) pour les remercier de leur accueil et de l’état d’esprit du groupe.

Ensuite match et quel match pour moi vu que j’ai marqué deux essais dont une course de 60 mètres ! Nous avons remporté le match 24-7 en marquant quatre essais et en empochant donc le point de bonus offensif.

Le match fut donc un véritable régal et que dire de la suite ! J’ai en effet mené un haka un peu spécial (paillard mais en anglais) à la fin du match avec toute l’équipe et devant les spectateurs.
Je vais d’ailleurs essayer de mettre la vidéo de ce haka et quelques photos dans le répertoire divers 2.

Voila donc pour de superbes souvenirs et voici la suite du récit de notre voyage :

Troisième épisode avec une arrivée à Sainte Lucie en début d’après-midi. Il s’agit en fait d’une toute petite ville à cheval sur un estuaire. Les touristes y règnent en maître tant ils constituent le centre de revenu principal pour les habitants. Après avoir pris possession de notre chambre, nous partons nous balader à pied à travers la réserve.

Il faut savoir que la réserve de Sainte Lucie ne contient pas de fauves si ce n’est des guépards et que c’est pour cela que nous nous aventurons à pied dans ce territoire. Après quelques dix minutes de marches, nous tombons sur … des gnous ! Ils nous regardent d’un air méchant et semblent se méfier de notre intrusion. Je continue de m’avancer alors que Léa, pas trop rassurée, reste à l’arrière. Heureusement, fort des conseils distillés par notre ranger au Kruger, je m’avance en agitant les bras et tapant des mains. Pris de peur, les gnous fuient et nous laisse la place. Qui l’eut cru ! Chassé des gnous par un simple mouvement de bras.  Nous poursuivons finalement un peu notre ballade et réussissons à voir un impala.

 Retour de l’autre côté de l’estuaire où nous nous lançons dans une deuxième ballade. Cette fois-ci le décor est marécageux et nous recherchons des oiseaux. Nous en trouvons quelques spécimens ainsi qu’une antilope des bois que nous croisons à deux reprises. En nous déplaçant un peu plus loin, le long de l’eau, nous finissons par apercevoir des hippopotames et des crocodiles sur un banc de sable.

Voilà pour une journée bien remplie que nous finissons au restaurant devant un plat de crevettes (spécialité locale) garni à souhait.

Le lendemain, la croisière en bateau est au programme et nous permet de voir de près des spécimens impressionnants d’hippopotames et de crocodiles. Nous avons même la chance de voir tout un banc d’hippos qui se baigne le long de la rive. L’autre centre d’intérêt est les oiseaux, très nombreux dans cet estuaire, et nous apprenons que Saint Lucie est classé au patrimoine mondial car l’estuaire rassemble cinq écosystèmes différents !

Dans l’après-midi, nous parcourons la réserve naturelle en voiture jusqu’à la plage de Cape Vidal. Je vous laisse imaginer à quoi ressemble une plage au milieu d’une réserve naturelle. Elle est vierge, intacte et nous y passons un agréable moment même si le vent se fait de plus en plus fort. A l’aller comme au retour, nous voyons de nombreux animaux dont des cobe defassas et des buffles à distance respectable.

Enfin, retour à Sainte Lucie où nous dinons dans un restaurant aux spécialités portugaises et brésiliennes qui valent le détour. Demandez le Braza sur Kingfisher Street !

Le lendemain, nous prenons un eggs and bacon et après avoir discuté avec le propriétaire de la guesthouse, il nous affirme que le meilleur café de Sainte Lucie est le sien. Cela reste encore à confirmer tant le café en Afrique du Sud ressemble plus à de l’eau qu’à du café mais ne voulant pas blesser ou désavouer notre hôte, nous lui glissons qu’il doit bien avoir raison.

Nous repartons alors pour Eshowe afin d’en apprendre plus sur le mode de vie Zulu dans un village reconstitué. L’arrivée est assez « exotique » avec une route plus qu’en mauvais état et des huttes tressés selon la tradition en guise de chambre.

En fin d’après-midi, nous commençons la visite du village. Histoire de la nation zulu, méthode de guerre et coutumes nous sont détaillées. Le chef Shaka, qui a amené la nation Zulu à sa phase la plus prospère, a en fait changé leur manière de combattre. Alors que les combats se déroulaient principalement à travers des lances, il a raccourci cet artifice afin d’en faire une sorte d’épée. C’est ainsi qu’il a développé une tactique de guerre basée sur un bouclier et cette demi-lance. Ceci lui a permis de conquérir beaucoup de terres et d’asservir d’autres tribus jusqu’à la grande bataille face à l’empire britannique. Malgré quelques batailles emportées, les Zulus ont alors fini par s’incliner face à la supériorité technologique de nos amis saxons.

Les droits de la femme était peu développé chez les Zulus où un homme avait en moyenne dix femmes. Ces dernières n’avaient donc pas vraiment le droit de s’exprimer même si elle pouvait choisir leur mari et donc refuser les avances de quiconque. Un autre élément sympathique consiste en la coque que les hommes devaient mettre sur leur pénis pour s’autocontrôler (voir photos). Comme nous l’a dit notre guide, c’était leur contraception à eux. Nous avons également pu boire la bière Zulu qui n’a de bière que le nom car la texture et le goût ne renvoient pas du tout vers ce breuvage bien typique. Disons que sur le petit groupe avec qui nous avons partagé la visite, peu ont apprécié la bière Zulu…

Lea a également tenté sa chance au porter de carafe sur la tête mais il semble qu’il manque encore un peu de pratique pour maîtriser cet art sans les mains. Gageons que ce n’est qu’une question de temps.

Enfin, après diner, nous avons assisté à un spectacle où les danses Zulus nous ont été exposées. Le rythme et la condition physique qu’exigent ces danses sont impressionnantes et le mouvement principal constitue à passer sa jambe au niveau de sa tête pour la rabattre fortement sur le sol.

Le lendemain, départ pour une longue étape tant nous devons rallier le Drakensberg en passant par Durban. 6h de route pour une arrivée dans le décor splendide de cette chaîne de montagne. Le point plaisant de tous ces décors en Afrique du Sud est qu’ils sont encore très peu habités et vierges de leur état. On a donc vraiment l’impression d’être au beau milieu de la nature sans aucun contact avec l’homme.

Mais ce sera pour la prochaine fois. Je dois filer !

A très bientôt

Par Edwin Carpentier
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Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /Mai /2008 18:52
Me voici de retour pour vous conter le deuxième épisode de notre tour s’étalant de la Panorama Road, voisine du Kruger, à l’estuaire de Sainte Lucie classé au patrimoine mondial. Nous partons donc de la réserve Thornybush après notre game drive matinal pour arpenter la Panorama Route et ses paysages pour le moins marquants. Après avoir serpenté dans la montagne derrière deux camions à une allure prohibée de 20 km/h, nous finissons par déboucher sur la Panorama Road. Après quelques kilomètres, nous commençons à distinguer au loin une épaisse fumée noire. Orage, incendie ? Nous découvrons très vite qu’il s’agit d’un énorme incendie recouvrant toute une montagne et que la route sur laquelle nous sommes s’y dirige tout droit. Nous poursuivons malgré tout, droit dans la gueule du loup, et finissons par découvrir heureusement que la route passe à quelques mètres de cet incendie. Tout cela semble effroyable mais cessons la narration d’un scénario apocalyptique car il s’agit en fait d’un brulis sciemment contrôlé. C’est alors que nous tournons vers le premier arrêt de notre route : la vue sur les Three Rondavels. Trois plots rocheux formés par la nature d’une taille impressionnante forment le panorama que vous pourrez retrouver en photo. Après moultes photos et autres ballades le long du point de vue, nous repartons à bord de notre Super Yaris pour passer à la prochaine étape : Bourke’s Luck Potholes. Le mot Potholes est utilisé en Afrique du Sud pour désigner les trous dans la route donc c’est avec réserve que nous nous dirigeons vers les Potholes en question pour constater qu’il s’agit de formations rocheuses où se rejoignent deux sources façonnant de superbes courbes dans la première. Malgré les réserves de Lea, je m’aventure au milieu de la chute d’eau pour prendre les photos que vous aurez jointes. Nous croisons aussi sur le parking de nombreux singes qui s’amusent à piquer toute nourriture qui traine allant jusque dans l’assiette des touristes. Ou quand la civilisation rattrape la nature en plein milieu d’une réserve naturelle… Enfin après une petite route, nous arrivons à notre dernière attraction : God’s Window. Ce point de vue se trouve tout en haut d’une chaine de montagne qui se dresse à pic. Ceci permet d’avoir une vue gigantesque et sans fin sur toute la plaine du Kruger d’où le nom God’s Window. Nous finissons par arriver à Hippo Hollow, sympathique hôtel où nous mangeons avec pour voisins des crocodiles et des hippopotames libres dans l’Olifants River. Toujours très rassurant… Le lendemain, notre parcours nous amène sur la route du Swaziland mais deux routes pour y accéder s’offrent à nous. La première, rapide, contourne le Sud du parc Kruger alors que la seconde nous permet de replonger pour une matinée dans l’ambiance du Bush. Vous l’aurez compris, le choix fut vite fait et nous repassons la porte d’entrée du parc à la Kruger Gate. Mais avant cette banale entrée dans le parc où la personne de service nous propose de payer moins cher en lui donnant directement une somme d’argent, une histoire sympathique nous est arrivée… Sur la route en direction du Kruger, la vitesse était limitée à 60 km/h et il faut avouer que nous étions en excès car la route constituait en une longue ligne droite. Bref, parce que quand on fraude, il faut le faire intelligemment, nous avions pris un poisson pilote qui était en excès également mais par définition devant nous. Et donc ça n’a pas loupé, quelques kilomètres plus loin, une voiture de police à radar arrête la voiture devant nous et nous demande également de venir sur le côté. Un policier se charge de notre poisson pilote et une dame se dirige vers nous. Elle m’annonce que nous avons été pris en excès de vitesse et qu’elle a besoin du permis. Je lui demande si elle est bien sûre qu’elle nous a pris et non la voiture devant qui « venait de nous doubler ». Elle me demande si je veux venir vérifier sur la caméra et je luis réponds « bien volontiers ». Je reste très courtois et lui donne mon permis français. A la caméra, comme prévu, le point rouge et la vitesse du véhicule est sur la voiture devant nous, et je lui montre donc qu’elle ne peut conclure que j’étais en excès. Elle me dit qu’à l’œil nu c’est visible et je finis par lui consentir que je suis en effet probablement en excès mais pas du tout autant que la voiture qui nous précède. Ce geste l’apaise autant que l’attitude du poisson pilote l’énerve. Il refuse de reconnaître son excès et préfère un rendez-vous au tribunal au fait de payer l’amende de 200 euros. Au final, énervée par cette attitude, la policière me dit que si je reste et qu’elle feinte de me mettre une amende, je pourrais partir tranquille. Cela dans le but que le poisson pilote ne puisse pas dire au tribunal que la voiture derrière n’a pas eu d’amende. Et voila pour l’histoire où nous avons donc échappé à une amende de 200€. Une fois dans le parc nous allons très vite comprendre que notre choix s’est avéré le bon. Sur les 2h de pistes, nous avons en effet vu un nombre d’éléphants effrayant (facilement 15 au total) dont un tout proche de la voiture et surtout nous avons eu le plaisir de voir des vautours déchiqueter une carcasse d’antilope dans une marre… Le nombre de vautours autour d’une carcasse est à ce sujet très impressionnant, ils devaient au moins être une trentaine. Après ces nombreux spectacles animaliers, c’est totalement rassasié (façon de parler) que nous quittons le Kruger et l’Afrique du Sud pour les vertes collines du Swaziland. Et là dès le passage, première surprise. Comparé au Mozambique, où je me suis rendu un mois auparavant, le Swaziland est un pays assez développé. Il n’y a plus de huttes, tout est construit en dur et même si on sent une forte pauvreté et que le sida y gagne du terrain, les infrastructures sont assez développées. Je dirais que le pays se trouve à mi chemin entre le Mozambique et l’Afrique du Sud avec même une première autoroute construite reliant la frontière, Mbabane (la capitale) et Manzini (le poumon économique). Sur la route, nous nous arrêtons au Piggs Peak Casino par pure curiosité. Ce casino, planté au milieu de nulle part, est en effet l’endroit où se déroulent tous les tournois de poker d’Afrique du Sud (où ce jeu est interdit) diffusé sur le cable. Je voulais donc voir à quoi ressemblait cet endroit, vu moultes fois à la télévision. Ce ne fut que déception car il n’y avait pas un paysan à la ronde et la salle de poker Texas Hold’em était fermée… Nous poursuivons donc via Mbabane et Manzini pour arriver à notre hôtel, Forester Arms sans trop de soucis. Là nous découvrons des chambres au milieu des collines avec un chef …. Anglais ! Heureusement ce dernier s’est auto dispensé de cuisiner comme ses compatriotes et la nourriture était très satisfaisante. Enfin le lendemain nous reprenons la route (très longue) jusqu’à Sainte Lucie par les collines du Swaziland et la N2. Ici peu de choses à dire si ce n’est de nombreux fourires dans la voiture et la suite sera pour le prochain épisode. L’arrivée à Saint Lucie se fait sur les coups de 14h… A bientôt !
Par Edwin Carpentier
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Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /Mai /2008 18:45

Bonjour à tous !

Cela me semble une éternité depuis la dernière fois que j'ai écrit sur ce blog.
Le voyage avec Lea, puis sa présence au Cap, ont été de véritables bulles d'air et me donnent l'impression d'avoir oublié tout le reste le temps de ses trois semaines.

Or, à présent, c'est fini! Lea est repartie hier ce qui ne s'est pas déroulé sans heurts mais il faut se faire à l'idée que je suis reparti pour un nouveau mois et demi sans elle.

Mais revenons en étapes sur ce voyage dont vous aurez un florilège de photos au plus vite même si dans l'immédiat il me faut rattraper le temps perdu au niveau des études.

Voici donc la première partie dédiée au Parc Kruger :

Tout a commencé à l'aéroport du Cap avec des retrouvailles très émouvantes (3 mois et demi d’absence, ca fait un bail) et un départ illico presto pour OR Tombo, l’aéroport international de Johannesburg. Dès notre arrivée sur place, accueil d’un délégué de notre agence de voyage et départ pour l’hôtel  à Pretoria afin de nous expliquer le contenu de nos deux prochaines semaines. L’endroit s’appelle le Leriba Lodge et se fond très bien dans le décor environnant.  Il fait alors un bon 25°C qui s’accompagne d’un grand soleil.
Après plusieurs questions à notre interlocuteur, repos près de la piscine dans le cadre très sympathique de cet hôtel afin de nous préparer pour la longue route du lendemain. Le diner se déroule plus ou moins agréablement (Lea étant le principal centre d’attention d’une équipe d’anciens rugbymen…) et nous permet de goûter à la première d’une longue série de bouteilles de vins.

C'est la longue route vers le parc Kruger qui nous attendait dès le réveil. Après des débuts aisés sur l’autoroute, nous avons du éviter les Potholes (trous dans la route) en arrivant à proximité du Kruger. Un peu de slalom, des paysages sympathiques et nous sommes arrivés sans encombre vers 14h (départ 8h) afin de profiter de l'après-midi pour sillonner le parc. Entrée par la Orpen Gate dans le territoire des fauves, préparation de l’appareil photo, caméra et jumelles et c’est parti !

Bienvenue au royaume où beauté et splendeur de la faune et de la flore côtoient la férocité d’une lutte quotidienne pour la survie.

Il faut savoir qu'une fois entré dans le parc, nous conduisons en voiture où bon nous semble afin d'essayer d'apercevoir des animaux.  Nous avons donc roulé pendant 2h30 et observé avec grande joie des impalas, des zèbres, des gnous, des phacochères, des babouins, des cobe defassas et un buffle qui nous faisait face gentiment sur la route.  Le buffle est le seul animal à charger l’homme (ce qui n’est pas le cas du lion ou du léopard) donc c’est avec prudence que nous nous sommes glissés le long de son imposante carrure dès qu’il eut le dos tourné. Quoiqu’il en soit, ce buffle fut le premier élément du BIG 5 que nous avons pu apercevoir (lion, léopard, éléphant, buffle, rhinocéros). Nous avons également eu la chance d’apercevoir de nombreux oiseaux colorés et plus beaux les uns que les autres sur notre route.  

Pour la petite histoire, Lea n’a vraiment que très peu de talent pour détecter les animaux cachés dans le bush au loin…. Tout le contraire de lorsqu’il s’agit d’animaux plus petits (oiseaux) et qui sont plus proches de nous où c’est moi qui me suis révélé proche de la cécité.

Arrivée au camp de Satara, situé à l’intérieur du Parc Kruger où le calme règne en maître dès la nuit tombée. Après un repos nocturne bien mérité et surtout un repas à base de saucisson et vin français avec les compliments du père de Lea, départ dès l’aube pour profiter de la vie du bush avant que le soleil ne brûle quiconque ose s’aventurer à découvert.

Matinée palpitante où Lea, une fois n’est pas coutume,  a pu détecter un éléphant. Il s’agissait de la mère, meneuse du groupe (et oui, les éléphants constituent une société matriarcale), qui après nous avoir jugé sans danger à ouvert la voie au reste du troupeau. Eléphanteaux, adultes de belle taille, tous les spécimens y sont passés et se sont lentement dirigés vers notre voiture qui se trouvait sur leur chemin.  Nous nous sommes donc gentiment éclipsés devant l’insistance de la chef mère.

Quelques girafes,  impalas et babouins plus loin, arrivée proche d’une rivière où nous avons pu observer nos premiers hippopotames. Ils seraient presque passés pour des rochers si ce n’est un regard plus aiguisé à la jumelle et le fait que les rochers étaient mouvants, ce qui vous me l’accorderez, est rare pour un rocher.

Nous continuons notre route et tombons sur… 3 lionnes ! Et oui, enfin le second et le plus convoité des éléments du Big 5 nous regarde comme si notre présence n’était pas désirée. Et pour cause, nos trois amies sont tapies derrière quelques arbustes, à l’encontre du vent, et attendent qu’un troupeau de zèbres daigne venir boire l’eau de la rivière en contrebas. Nous prenons donc notre mal en patience et attendons avec impatience plus d’une heure… Puis… Nous partons ! Et oui, le temps n’a pas la même valeur dans la savane et il semble que les zèbres et les lionnes étaient prêts à y passer la journée. Hélas nous n’avons pas les mêmes largesses de programme  et nous devons rejoindre dans la journée la réserve privée Thornybush où notre séjour se poursuit.

Après moultes autres animaux, nous refranchissons la Gate Orpen en sens contraire et entrons dans la réserve privée susnommée pour découvrir le bush avec l’aide d’un ranger professionnel. Ce sont en effet des game drive en Jeep ouverte accompagné d’un ranger qui nous attendent en comparaison à notre conduite au petit bonheur la chance.

Néanmoins aucun regret à notre auto-conduite car rien ne vaut l’excitation de découvrir soi-même un lion ou un gnou tapi dans l’ombre d’un arbuste !

Commence alors un rêve éveillé dans le Thornybush que je conseille fortement à quiconque souhaite aller en Afrique du Sud (demandez le Chapungu lodge). C'est là où nous avons passé deux jours splendides sur la base suivante :
Réveil à 5h30 et café, départ pour le morning game drive, retour à 9h30 pour le petit déjeuner, Bushwalk à 11h, repos jusqu'à 15h30, repas du midi, départ pour le evening drive puis retour à 19h30 au lodge pour le diner.

Programme très chargé mais très bien organisé avec une cuisine splendide (la meilleure de notre voyage), un bungalow en tente très bien aménagé et un sens de l'hospitalité très poussé. Bref un vrai régal avant et après le bush mais également pendant !

Nous n’avions qu’une demi-heure pour nous installer dans notre bungalow et dès notre sortie dans le camp pour rejoindre l’accueil et le départ du game drive, nous marchons sur le petit sentier et… en plein milieu un phacochère ! Il faut savoir qu’un phacochère équivaut à un sanglier et se retrouver n’est donc pas des sensations les plus confortables. Après l’avoir évité à travers une ruse de sioux, nous rejoignons l’accueil sans encombre.

Lors de notre première sortie du soir (nous étions arrivés à 15h), nous avons pu récupérer les traces de rhinocéros. Après avoir tourné quelque peu, ces derniers semblaient se refuser à nous et c’est alors que notre « tracker » (chercheur d’empreintes) est carrément descendu du véhicule pour s’enfoncer tout droit dans le bush à la poursuite des empreintes qui s’y enfonçaient.  Nous avons fait le tour avec notre véhicule et aiguillé par son sifflement (semblable à celui d’un oiseau), nous avons pu retrouver nos deux rhinocéros. Et voilà pour le troisième élément du Big 5 !

Lors de ce drive, nous avons également pu apercevoir des vautours, une antilope coincée dans le grillage (libérée par le ranger) et d’autres animaux dont je vous ai déjà parlé.

Diner en compagnie de nos acolytes grecs pour qui de nombreux endroits sont les « Most Beautiful in the World » avec notamment une délicieuse butternut soup et sommeil rapide.

Le lendemain matin, tôt, très tôt… Café et départ pour le morning game drive. Il fait très froid sur le bush avant l’aurore  et les couvertures distribuées ne sont pas de trop pour combler notre manque de préparation (T-shirt et petits pulls).

Première attraction : un troupeau de buffles somnolant tranquillement dans le froid. Leur nombre et leurs carrures nous impressionnent tant il vaut mieux rester dans le 4x4.
C’est alors que tout s’accélère ! Nous partons rapidement pour rejoindre une zone densément peuplée… A 200 mètres les uns des autres, nous retrouvons en effet éléphants, léopard et … lions !

Les lions ont chassé le léopard en haut d’un arbre d’où ce dernier les regarde d’un air condescendant car ces « petits chats » ne savent pas grimper. Les prédateurs se chassent entre eux pour « éliminer » la compétition et les lions attendent patiemment au pied de l’arbre que le léopard descende.  Ce dernier ne l’entend évidemment pas de cette oreille et lance le jeu du plus patient. Notre ranger nous a expliqué qu’ils pouvaient rester là jusqu’à deux jours et que ce sont toujours les lions qui finissent par se lasser.  D’un coup nous passons donc à 5 éléments du big 5 ! Mission accomplie !

Bref autant nous aurions voulu rester, autant il nous faut partir car l’attente aurait pu être terrible. Nous allons donc à 200 m de là où un troupeau d’éléphants est tranquillement entrain de se nourrir…

Nous sommes à 2, 3 mètres d’eux et ils n’y paient pas la moindre attention sauf l’un d’entre eux qui nous regarde du mauvais œil. Après de nombreuses photos et un regard ému, nous repartons vers d’autres aventures.

Voilà pour une matinée pour le moins chargée !

Suite au petit déjeuner à l’anglaise avec des œufs brouillés divins, départ pour le bushwalk. Nous sommes deux, plus le ranger et son fusil, à nous aventurer à pied dans le bush pour le découvrir et le sentir à nos pieds. Très rapidement nous voyons des impalas, qui se battent pour un territoire, et nous comprenons très vite qu’à pied ce n’est pas la même histoire… Nous nous sentons bien plus vulnérable que dans la Jeep. Nous découvrons de nombreuses petites choses et petites créatures peuplant le bush ce qui permet d’avoir un angle d’approche différent et très enrichissant.

Après une sieste et une collation rapidement entamée, nous repartons pour notre second evening game drive. Celui-ci est ponctué de deux grands moments avec tout d’abord un lion seul que nous approchons à moins de deux mètres. Il est là, à portée de main même si nous ne la sortons pas de la voiture…

Enfin alors que la nuit est tombée et que le tracker éclaire la route et le bush à la lumière d’un phare, nous apercevons à quelques mètres du camp un léopard ! Splendide créature, cette fois-ci très proche de la voiture et pas terrifiée par cette lumière aveuglante.  Le moment n’est que de courte durée car ce dernier part très vite se réfugier à l’abri dans le bush là où nous ne pouvons le suivre.

Diner des plus agréables, nuit méritée et réveil pour notre dernier game drive le lendemain matin…

En discutant avec le ranger, ce dernier m’annonce que le léopard de la veille a été retrouvée une heure plus tard à 10 mètres du côté est du camp.  Ma réaction :

«  But isn’t our bungalow on the east of the camp ? »

« What’s your bungalows number ? »

« 1 »

« Oh yes then it is 10 meters outisde your bungalow we have spotted the leopard ! »

« … »

Pour les bilingues, la traduction est la suivante. Il s’avère que le léopard en question se trouvait à 10 mètres de notre bungalow au cours de la nuit… Très rassurant. Mais après tout m’explique le ranger, nous (le camp) nous trouvons sur son territoire.

Lors de cette froide matinée, l’intérêt particulier a résidé en un lion qui ne cessait de rugir pour appeler un acolyte femelle fortement désirée.  Un rugissement que j’ai enregistré en mode vidéo sur mon appareil photo mais … sans le son ! Pas très utile donc, merci beaucoup…

Enfin voilà pour la fin de notre passage « Safari » car nous sommes ensuite partis pour la Nature Wide Reserve, véritable beauté naturelle en termes de paysages. Mais c’est pour le prochain épisode !

En attendant gardez vous bien et profitez du florilège de photos même si elles ne correspondent qu’à ce que nous avons vu au Kruger et à Thornybush lors de notre premier evening drive et en partie au premier morning drive.

Le reste avec notamment les léopards, les lions et les éléphants seront pour la prochaine fois.

A bientôt pour la suite du périple…

Par Edwin Carpentier
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Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 20:18
Bonjour à tous,

Il ne me reste plus que 2 jours avant de retrouver Lea et de partir pour 14 jours pour un grand tour de l'Afrique du Sud.

Pour vous mettre l'eau à la bouche, le programme des 14 jours se trouve à la fin de cet article mais en anglais svp!

Apart ça j'ai eu mes résultats d'examens et tout s'est bien passé donc le premier trimestre est maintenant bel et bien validé. Je m'attaque au deuxième avec beaucoup de finance et de marketing au programme mais je ne me fais pas trop de soucis.

L'été se permet un baroud d'honneur en ce moment et les températures avoisinent les 25°C ce qui nous permet à nouveau de profiter de la plage avant l'arrivée de l'automne.

Le rugby se poursuit également avec notre deuxième match de la saison remporté 7 à 3 dans un match assez défensif comme vous pouvez vous en douter. Le problème est qu'apart les relances, peu de ballons sont écartés sur les trois-quarts ce qui rend les matches assez frustrants.

Mais le contact avec l'équipe va en s'améliorant. Je parle en effet de mieux en mieux Afrikaans (discussion de 10 minutes avec l'entraineur strictementen Afrikaans par exemple) et je reçois tout ce petit monde pour un barbecue demain soir après le match.

Ensuite il sera très vite temps de partir à l'aéroport au petit matin...

Je vous embrasse tous et vous laisse en compagnie du détail de notre voyage...


18 April 2008 - Gauteng Province - Pretoria

Upon your arrival at the Johannesburg International Airport you will be met by a Southern Eagle Tours representative who will hand you all your travel documentation which includes accommodation vouchers, car rental vouchers and detailed maps.

A detailed route description will be done with you and you will be assisted in collecting your rental vehicle, before travelling to your accommodation just outside Pretoria, the historic capital of South Africa.

The rest of the day is free to relax in the beautiful surroundings of the hotel.

Accommodation: Leriba Lodge

Bed & breakfast basis

 

19 April 2008 - Mpumalanga - Kruger National Park

Today’s route:

An early departure as you travel east through the Mpumalanga Province, descend the eastern escarpment and enter the world famous Kruger National Park. 

Accommodation: Satara Restcamp

Self-catering basis (There is a well-stocked shop and restaurant in the Restcamp)


20 April 2008 – Limpopo Province – Thornybush Private Game Reserve

Today's route:

The route continues to a private game reserve adjacent to the Kruger National Park.

Suggested highlights:

  • Morning game viewing in the Kruger National Park

Included highlights:

  • Evening game drive in open 4x4 vehicles
  • Dinner under the stars (weather permitting)

Accommodation: Chapungu Game Lodge

Fully inclusive of all meals & game-viewing activities

 

21 April 2008 – Limpopo Province – Thornybush Private Game Reserve

A full day is spent at the private game lodge.

Included highlights:

  • Morning & evening game drive in open 4x4 vehicles
  • Guided bush walk
  • Dinner under the stars (weather permitting)

Accommodation: Chapungu Game Lodge

Fully inclusive of all meals & game-viewing activities

 

22 April 2008 - Mpumalanga Province – Hazyview

Today's route:

After an early morning open-vehicle game drive and breakfast you travel via the Drakensberg Escarpment, past numerous indigenous villages, commercial forests, tropical fruit and citrus plantations to visit the many attractions along the “Panorama Route”. In the late afternoon you travel down the escarpment again via Kowyn’s Pass to the charming town of Hazyview.

Included highlights:

  • Morning game drive in open 4x4 vehicles

Suggested highlights:

  • Blyde River Canyon
  • The Three Rondawels
  • Bourke's Luck Potholes
  • God's Window
  • The historic town of Pilgrim's Rest
  • Kowyn’s Pass

Accommodation: Hippo Hollow Country Estate

Dinner, bed & breakfast basis

 

23 April 2008 - Swaziland

Today’s route:

Around the southern part of the Kruger National Park, entering Swaziland through Jeppe’s Reef border post. From Jeppe’s Reef the route continues via Piggs Peak to Mbabane, the Capital of Swaziland.

Suggested highlights:

  • Beautiful mountain scenery
  • Swazi Culture
  • Glass factory (time permitting)

Accommodation: Forester’s Arms Country Hotel

Dinner, bed & breakfast basis

 

24 April 2008 - Kwazulu Natal Province - St. Lucia

Today’s route:

Via the Lebombo Mountain range and the Golela border post into KwaZulu Natal. The route continues down the Indian Ocean coastline to The Greater St. Lucia Wetland Park, a World Heritage Site.

Suggested highlights:

  • Home made Swazi Curios
  • Traditional markets
  • Candle factory
  • Traditional homesteads

Accommodation: St. Lucia Wetlands Guest House

Bed & breakfast basis

 

25 April 2008 - Kwazulu Natal Province - St. Lucia

Today’s route:

A full day in which The Greater St. Lucia Wetland Park is explored.

Included highlights:

  • Boat cruise on the St. Lucia Lake with its 1000 hippos, more than 1200 crocodiles and magnificent bird life

Suggested highlights:

  • Game viewing in St. Lucia Wetland National Park
  • Cape Vidal with its endless white beaches

Accommodation: St. Lucia Wetlands Guest House

Bed & breakfast basis

 

26 April 2008 - Kwazulu Natal Province - Shakaland

Today's route:

The route continues down the Indian Ocean coastline turning inland towards Empangeni and Eshowe.

Included highlights:

  • Zulu culture, history, music and dancing
  • Traditional Zulu dinner in the boma (Place of gathering)
  • Life in a traditional Zulu homestead

Accommodation: Shakaland

Dinner, bed & breakfast basis

 

27 April 2008 - Kwazulu Natal Province – Drakensberg Mountains

Today's route:

From almost sea level to 2000 meters above sea level today’s route crosses over the interior of KwaZulu Natal to the majestic Drakensberg Mountain range.

Suggested highlights:

  • Anglo Boer and Zulu war history
  • Magnificent mountain scenery

Accommodation: Didima

Dinner, bed & breakfast basis

 

28 April 2008 - Kwazulu Natal Province - Drakensberg Mountains

Today's route:

A full day to relax in the splendor of the Drakensberg Mountains.

Suggested highlights:

  • Hiking trails
  • Busman cave art
  • Magnificent mountain scenery

Accommodation: Didima

Dinner, bed & breakfast basis

 

29 April 2008 – Eastern Cape Province – Port Elizabeth

Today’s route:

You travel to Durban where your rental vehicle is handed back in time for a 2-hour domestic flight to Port Elizabeth. At the Port Elizabeth Airport your new rental vehicle is collected and you travel to your nearby hotel.

Suggested highlights:

  • Rolling green hills of Kwazulu Natal
  • Port Elizabeth – the “Friendly City”
  • Humewood Beach

Accommodation: The Courtyard Hotel

Bed & breakfast basis

 

30 April 2008 - Western Cape Province - Knysna

Today’s route:

From Port Elizabeth into the famous “Garden Route” that runs along the Indian Ocean coast, as far as the picturesque town of Knysna.

Suggested highlights:

  • Paul Sauer Bridge
  • The “Big Tree” in the the Tsitsikamma forest 
  • A visit to the Tsitsikamma National park and the Storms River Mouth 
  • Late afternoon boat cruise on the Knysna Lagoon

Accommodation: Overmeer Guest House (Luxury 2nd floor room with lagoon view)

Bed & breakfast basis

 

1 May 2008 - Western Cape Province - Knysna

Today’s route:

The day starts with a steam train trip, and then the route goes over the Outeniqua Mountains to Oudtshoorn, the ostrich capital of the world.

Suggested highlights:

  • A steam train trip on one of the most scenic rail routes in the world (seasonal)
  • Tour of a working Ostrich farm and the opportunity to ride an Ostrich
  • The world famous Cango Caves or alternatively a tour of a Cheetah breeding centre and the opportunity to touch a real Cheetah
  • Knysna Waterfront
  • Outeniqua Mountain pass

Accommodation: Overmeer Guest House (Luxury 2nd floor room with lagoon view)

Bed & breakfast basis

 

2 May 2008 – End of tour

Today’s route:

Today’s route follows the Indian Ocean via Mosselbay, Swellendam and Hermanus to Cape Town where the tour ends.

Suggested highlights:

  • Swellendam, South Africa's third oldest city
  • Whale watching at Hermanus and Walkerbay (seasonal)
  • Scenic drive along the False Bay coast

Par Edwin Carpentier
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Mardi 8 avril 2008 2 08 /04 /Avr /2008 14:42

Bonjour a tous,

Apres le voyage plutot mouvemente au Mozambique, retour au calme ici au Cap.
La vie y est toujours aussi douce meme si l'atmosphere gagne en fraicheur a en ce debut d'automne.
Soyez neamoins rassures, les rayons du soleil nous permettent encore de profiter de la piscine avec un bon 25C en milieu de journee.

Mais il faut avouer que le changement climatique s'annonce. Esperons qu'il soit legerement retarde afin que lorsqu'il survienne il soit deja presque temps de rentrer.

Ma discretion sur ce blog est partiellement due aux examens auxquels j'ai du me soumettre la semaine derniere. Car n'oublions pas que je suis la avant tout pour un echange universitaire et il m'a donc fallu redige trois devoirs ecrits pour boucler le premier trimestre.

Ceci s'etant deroule sans trop d'encombres, nous avons pu reprendre nos habitudes festives avec plusieurs sorties plus ou moins arrosees dans les bars et restaurants de la ville. Sans oublier les classiques de Stellenbosch!

Le rugby a egalement repris avec notre premier match de la saison reguliere perdu 23-10. Pas grand chose a dire si ce n'est que le contenu est tres frustrant pour un francais. Les matches se jouent devant et le ballon va rarement derriere le 12. La star de l'equipe etant le 13, ceci est assez genant vous le comprendrez.... Le coach n'a pas l'air de voir tout cela et je pense que cela contribue a me donner envie d'entrainer.

Cela fait en effet un moment que j'y pense et ce sentiment ne cesse de grandir.

Enfin Lea arrive dans 10 jours, cela fait aujourd'hui 5 ans que nous sommes ensemble et le moins qu'on puisse dire, c'est que tout cela est passe tres vite.

J'essaierai donc de repasser sur le blog avant sa venue mais ensuite nous partons pour 14 jours pour un tour de l'Afrique du Sud avec enfin des safaris au programme! Les photos devraient donc etre au rendez-vous.

Pour ceux que le rugby n'interesse pas, vous pouvez vous arreter la car je vais faire le recit de  la fin de match la plus dramatique que je n'ai jamais vu pour un match de rugby!
C'etait la finale de la coupe des universites a Stellenbosch (18 000 personnes massees dans le stade) et elle opposait les deux ennemis hereditaires : UCT (university of Cape Town) et les Maties (Stellenbosch).

Ces matchs sont d'eternels defis qui permettent aux deux grandes communautes blanches d'Afrique du Sud (les anglais et les afrikaners) de regler leurs differents sur fond de partie de rugby.

UCT a en effet toujours ete de tradition anglophone alors que Stellenbosch est le bastion afrikaner.

Pour ajouter au drame, UCT n'a jamais battu Stellenbosch dans une finale de competition alors qu'en cours de saison, ils y sont deja parvenus.
Il parait meme que l'annee derniere, un essai de derniere minute etait venu sceller les espoirs des Ikeys (noms des joueurs de UCT).

Bref tout etait reuni pour une grande finale et nous n'avons pas ete decus!

Apres une 60 premieres minutes assez terne (6-5 pour Stellenbosch), la partie s'est completement enflammee.
UCT a marque un splendide essai de 80 metres pour prendre l'avantage 10-6 et lpermettre aux chants des 3000 supporters de UCT de resonner fort dans le stade.

Puis petit a petit la pression a monte, avec des Maties de plus en plus entreprenants.
A la 75eme minute, tout le stade exulte avec un essai sur balle de recuperation du demi de melee Maties.
Le delire gagne le stade pour .... 1 minute!

Le temps de comprendre que le capitaine des Ikeys a utilise le carton blanc (concept nouveau par rapport au rugby europeen). Ce carton, qui a le droit d'etre utilise une fois par mi-temps, permet de demander a l'arbitre video de regarder une brutalite ou une faute qui a eu lieu au cours de la derniere action.

Suite au visionnage, il fut avere que le demi de melee Maties etait hors-jeu au debut de l'action, et l'essai fut donc refuse! Penalite pour UCT et toujours 10-6.

Les supporters UCT commencent alors a croire que cette fois-ci le destin est bel et bien de leur cote, qu'il n'y aura pas de Xeme defaite en finale.

Suite a plusieurs temps de jeu, l'ouvreur Maties passe un drop et ramene le score a 10-9.

Les Ikeys parviennent  a refouler les Maties dans leur camp avec une melee a 5m de l'en-but Maties.

Sur cette melee, grosse pousse et recuperation de la balle pour un contre de 80m completement fou ou le terrain est balaye 4 ou 5 fois. Le stade est debout depuis 10 minutes. Les cris d'espoir et de desespoir des uns et des autres se succedent.

Sur un enieme maul aux 22m, alors qu'il ne reste qu'une minute a jouer, le ballon part sur la gauche, raffut du centre Maties qui perce, l'arriere arrive a hauteur pour un essai en coin tout fait! Tout le stade explose, dans un delire incroyable, les gens se sautent dessus. L'ambiance est indescriptible.....

Mais non ! Le ralenti de la video montre qu'en plongeant dans l'en but l'arriere Maties a relache le ballon en avant... 

Ce ne sera donc pas pour cette fois! Desolation dans le stade, les supporters UCT peuvent enfin savourer leur victoire et leur revanche par rapport a toutes ces annees de frustration car la melee donnee pour cet en-avant est la derniere action du match comme l'annonce l'arbitre. Ils sont dechaines et la consternation s'abat sur le reste du stade qui y a tant cru avec ces deux essais refuses...

La melee est bel et bien gagnee par UCT mais...

Le ballon a du mal a sortir, le numero 8 est pris par le demi de melee Maties et les troisiemes lignes s'acharnent sur le porteur du ballon qui ne lache pas sa balle....

En France, cela aurait ete penalite mais avec les regles sud-africaines, ce n'est qu'un bras casse pour les maties ! Impossible de tenter la penalite mais deja quel renversement de situation!

Le bras casse est vite joue, les avants sonnent la charge au ras de petits tas en petits tas. La defense de UCT est heroique et ne craque pas sur la ligne. L'ambiance dans le stade est irrespirable, tout le monde retient son souffle. 

Finalement le demi de melee Maties ecarte le ballon au large pour son demi d'ouverture. Passe au 12 qui voit un enorme decalage au large. Passe sautee de 30m au dessus de la defense montee en pointe. 

L'arriere Maties a la reception fixe et donne pour l'ailier et un essai en coin hallucinant !!!!!!!!

Les gens deviennent completement fou! Ils l'ont encore fait! L'essai de la gagne a la derniere minute face aux Ikeys qui ne gagneront vraisemblablement jamais!

La foule est hors de controle, elle envahit le terrain dans un vacarme assourdissant car la fin du match est bien entendu sifflee sur cet essai...

Voila pour le recit d'un match palpitant. L'atmosphere autour de ce match etait vraiment fantastique et nous avons tous ete pris par la foule et la fete qui s'est finie dans les rues de Stellenbosch...

Better luck next time Ikeys comme chantaient tous les Maties jusque tard dans la soiree...

Pour les fanas des articles sportifs, voici le recit du Canal + local :

http://www.supersport.co.za/rugby/article.aspx?headline=Late%20try%20clinches%20it%20for%20Maties&id=250533

Par Edwin Carpentier
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 15:59
Rebonjour tout le monde Me voici enfin de retour du Mozambique après un voyage exceptionnel ! Je ne sais par où commencer devant l’étendue des évènements et des émotions aux travers desquels nous sommes passés. Nous sommes en effet partis à quatre pour un vol le Cap – Joburg. Location d’une voiture (la golf Chico, la voiture de l’étudiant sud-africain) pour rejoindre le Mozambique et la plage de Tofo en passant par Maputo. Vous pouvez d’ailleurs retrouver les nombreuses photos du périple. Alors voila sur le trajet aller nous avons couvert 900 km en roulant de 9h du matin à 20h. Il faut en effet savoir que dès que l’on rentre au Mozambique les routes commencent sérieusement à se détériorer (en témoigne deux photos de l’état de la route) et plus l’on avançait vers Inhambane (ville côtière où se trouve la plage de Tofo), plus la circulation devenait difficile avec des trous de 50 cm à 1 m dans la route. Un peu de slalom qui m’a rappelé les jeux vidéo de mon adolescence et le tour était joué. Arrivé à Tofo, impossible d’aller au Backpackers (Auberge de Jeunesse) où nous avions réservé car elle se trouve au bout d’une piste inaccessible sans 4x4. Nous avons donc commencé l’esprit débrouille qui allait se révéler très utile au cours du voyage. Stop pour se faire prendre par des Bakkies (pick-ups) et arrivée au Lodge, loin de tout. Tout au long de la route, la pauvreté est manifeste avec des habitats dégradés et de nombreuses huttes. Le temps semble s’être arrêté au lendemain du départ des Portugais et la guerre civile qui a ravagé le pays pendant 25 ans jusqu’en 90 a crée de nombreux dégâts. Le Mozambique se redresse doucement, avec un milieu politique stable et une vraie démocratie mais les progrès à faire sont encore énormes. Le pays grouille donc de monde. Tout le monde se déplace à pied et traverse à tout va. Il faut donc faire très attention. Le paysage est très beau et contraste avec la forte saleté et la poussière des villes. Une fois arrivé au bout du monde, nous avons pu prendre possession de nos chambres (un lit et une moustiquaire pour chacun) et des sanitaires communs à tout le monde. Il faut ici préciser que pour le standard occidental il faut repasser car la douche est un bac sans lumière où coule de l’eau froide. Les moustiques sont très présents (pays à forte malaria) et il faut donc prendre des précautions d’usage. Mais voila pour les détails insignifiants car c’est à ce moment qu’a véritablement commencé notre voyage. Devant ces paysages magnifiques (plage de sable fin, récifs de coraux pour les plongées et forte chaleur) vivent en effet des gens très simples qui ne sont pas du tout habitués aux touristes. Notre Backpack était ainsi aux milieux de villages de locaux et ces derniers venaient pêchés à marée basse entre les rochers et la plage. Les conditions la bas sont superbes avec beau temps et une mer à 28°C. Nous avons passés des moments très agréables avec eux et surtout les enfants. J’ai ainsi appris à pêcher avec arc et flèche sur un récif. A marée basse, ces récifs sont en effet à fleur d’eau (60cm de profondeur) et le principe consiste à dénicher la foule de poissons (multitude de couleurs) qui se cachent sous les récifs. On s’approche doucement avec masque et tuba pour ne pas effrayer les poissons et on tire de sous l’eau. J’ai réussi à en dénicher 4 mais les enfants en chassent facilement 15 par jour. Nous avons également pu jouer avec eux et ils sont véritablement rafraichissants d’innocence. Un fait marquant est qu’ils ne savent pas nager. Un gamin s’était ainsi fait surprendre par la montée des eaux (très rapide) et nous avons dû aller le chercher sur le récif car il ne savait pas traverser jusqu’à la plage. Nous avons également pu partager des repas de poissons et de crabes fraichement pêchés avec les familles. Bref des moments superbes et très loin de notre monde. La simplicité des échanges (la langue parlée au Mozambique est le portugais) et la joie de vivre constituèrent un vrai bonheur. Le plat typique consiste de poissons, riz, matapa (plante locale) et de coco. Autant vous dire qu’on s’est fait plaisir avec coco au petit-déjeuner tous les matins. En plus de cette vie faite de pêche et de soleil, j’ai pu faire de la plongée sur un des plus beaux sites mondiaux. Au menu des choses que je n’avais encore jamais vu : requin guitare, poisson crocodile, requin baleine, étoile de mer verte, langoustes d’une taille incroyable et surtout une murène si grande qu’elle ressemble à un vrai dragon des mers. J’en oublie et des meilleures même si le grand regret est que je n’ai pas vu de Raie Manta alors que c’est la grande attraction d’un des sites effectués. Vous devez bien le sentir dans mon récit, ce voyage a été une coupure salutaire et m’a permis de me changer les idées dans un environnement nouveau. Nous sommes également allés sur une île au milieu du lagon où un groupe de personnes s’est retiré lors du début de la guerre civile. Ils ne sont pas du tout habitués à voir des blancs et il a été fascinant de voir comme les enfants touchaient nos cheveux et regardaient notre peau. Nous sommes rentrés par Maputo, capitale du Mozambique, très bruyante et sale avec un front de mer occidentalisé et en opposition avec le reste de la ville. Pour les anecdotes, sachez qu’il ne faut pas hésiter à corrompre à tout va au Mozambique car on ne vous laisse tout simplement pas le choix. Nous avons ainsi été arrêtés pour excès de vitesse (68 km/h pour 60 autorisés) et le policier nous a proposé de soit régler l’affaire surplace ou de retourner à Maputo (à 500 km dans le sens contraire de là où nous nous rendions). Bref, nous avons réglé l’affaire surplace et le policier a sorti son Blackberry pour nous montrer qu’il allait garder l’argent pour lui. La queue au Visa est également une affaire d’heures et de patience mais cela fait partie du voyage. Après tout ça, et malgré les émotions vécues, c’était un soulagement de retrouver le Cap où nous avons nos repères. Hélas lors de la première douche, la porte vitrée de ma douche est sorti de ses gonds et a explosé par terre. Résultat du verre partout dans la salle de bains, des pieds et mains en sang et une véritable impression de scène de crime. Je pourrais vous parler de ce cuisiner zimbabwéen, élève de patissier français qui veut ouvrir sa boulangerie à Tofo ou encore de la joie dans les yeux des enfants lorsqu’ils se voient sur l’appareil photo mais je pense que je ne pourrais pas m’arrêter de si tôt et il faut que ce post reste lisible. L’expérience fut incroyable et très rafraichissante car, aussi anodin et bêta que ça puisse sonner, on ne réalise vraiment pas le confort de nos vies en Europe. Je l’ai désormais un peu mieux saisi. Bref, je vous raconterai tout ça dans le détail lors de mon retour qui s’approche tout doucement (c’est déjà la mi-parcours). C’est un mal pour un bien car il me tarde de retrouver Lea qui arrive mi avril. Je vous embrasse fort, Edwin P.S privé : le mémoire, c’est comme la chute libre. Pendant la descente on pense qu’on va s’écraser et puis finalement ca se fait tout seul.
Par Edwin Carpentier
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Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /Mars /2008 19:19

Finalement nous n'allons pas en Namibie ! Voila pour la première nouvelle car nous avons décidé de partir au Mozambique.
Ce n'est en effet pas la saison pour partir en Namibie. Il y a beaucoup d'inondations et les routes sont coupées. Certains sites sont de plus fermés pour les mêmes raisons.

Nous partons donc pour les plages de sable fin du Mozambique où je vais pouvoir plonger à nouveau ! C'est en effet un des plus beaux sites de plongée au monde.

En plus le pays est sorti d'une guerre civile il y a treize ans et les côtes sont donc encore très sauvages. Cela s'annonce donc très bien si ce n'est qu'un cyclone est passé sur le pays il y a deux jours.

Voila pour le topo mais je suis ravi de pouvoir reprendre la plongée. Nous partons lundi soir en passant par Johannesburg où nous louons une voiture pour faire les 1200 km qui nous sépareront alors des côtes vierges du Mozambique. Cela s'annonce donc comme une grosse journée de route à l'aller et au retour.

A part ça le cocktail sur la Jeanne d'Arc était très sympathique. J'ai pris quelques photos du batiment pour que vous puissiez voir à cela ressemble mais le moins que l'on puisse dire c'est que les marins n'ont pas beaucoup de place. Le logement est assez sommaire contrairement au cocktail qui lui était fastueux.

Sachez que vos deniers sont bien utilisés car c'est du Nicolas Feuillatte qui était servi aux 1200 invités...

Sinon pour revenir sur la finale de la Plate Cup, nous l'avons perdu assez largement 32-8. Le match était pourtant très sympathique dans le grand stade avec 800 spectateurs environ mais nos adversaires nous étaient vraiment supérieurs.

Personnellement je m'en suis bien sorti avec 60 minutes jouées au poste d'arrière et quelques relances à me mettre sous la dent.

Je suis de plus aller aux jardins de Kirstenbosch où j'ai pris quelques belles photos de la flore locale.

En tout cas vous me manquez tous et j'espère que le voyage au Mozambique va casser cette impression de mal du pays.
N'hésitez pas à donner de vos nouvelles en tout cas !

A bientot

 

Par Edwin Carpentier
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